ostéopathe équin

Articles

  • Instinct de chasse

    Un point important à rappeler! Nos petits poilus, et ce quelque soit la race, restent des carnivores et également de bons chasseurs, malgré la domestication, et les cases dans lesquels certains voudraient les ranger.

  • Le surpoids

    Un petit rappel important quand au poids de nos compagnons poilus, il en va de même pour les chats, et les chevaux également.

  • La hernie discale

    Tout d'abord, quelques petits rappels anatomiques. Le squelette des animaux (des humains également) est constitué d'un certains nombre de vertèbres

  • L'hydrothérapie et ses bienfaits

    L’hydrothérapie animale est une technique de rééducation pour animaux qui consiste à utiliser l’eau à des fins thérapeutiques.

  • Une muserolle trop serrée, quelles répercussions?

    Voici une vidéo très intéressante qui fait réfléchir sur l'utilisation de la muserole qu'on retrouve souvent beaucoup trop serrée

  • La tendinite

    Article très intéressant concernant la tendinite, que l'on rencontre régulièrement, et le rôle de l'ostéopathie tout au long de sa guérison.

  • Arthrose et ostéopathie

    L'arthrose est caractérisée par une dégradation du cartilage articulaire, entrainant généralement des douleurs lors des mouvements...

La hernie discale

Tout d'abord, quelques petits rappels anatomiques. Le squelette des animaux (des humains également) est constitué d'un certains nombre de vertèbres faisant suite au crâne. Le crâne renferme le cerveau, qui se prolonge dans les vertèbres par la moelle épinière. Cette dernière est logée dans un canal étroit constitué par l'enchainement des foramen vertébraux.

Entre chaque corps vertébral, se trouvent un disque intervertébral constitué d'un anneau fibreux et d'un noyau. Ce disque a pour effet d'amortir les mouvements de la colonne vertébrale. L'anneau fibreux est moins épais en regard de la moelle épinière et est ainsi plus fragile dans cette zone.

Lors d'une hernie discale, on va avoir une déformation de l'anneau fibreux dans une certaine zone (plus généralement en sagittal, mais parfois un peu plus latéral), ce qui va entrainer une sortie du noyau pulpeux. 

Le noyau va alors se retrouver au niveau du canal vertébral où loge la moelle épinière, ou au niveau des foramen intervertébraux d'où sortent les nerfs vertébraux qui émergent de la moelle épinière. Cette sortie du noyau va venir pincer la moelle épinière ou un nerf vertébral et ainsi créer ce qu'on appelle une hernie discale. 

Dans un premier temps, seul l'anneau va se déformer ou se déchirer et donc les symptômes pour l'animal sont plutôt des signes d’inconfort (n'a plus envie de se déplacer, sa démarche est raide et le dos vouté ou la tête dans les épaules), et il peut également y avoir des signes de douleur (pleurs, réaction agressive au toucher de la zone, apathie...). Puis, lorsque le noyau sort des troubles locomoteurs vont apparaitre (difficulté à se déplacer, jusqu'à la paralysie, et parfois même une perte totale de sensibilité des membres. 

Si la hernie est localisée plutôt en partie thoracique - lombaire, seuls les postérieurs seront touchés, mais si c'est en partie cervicale ou début thoraciques, les 4 membres seront touchés. 

Si vous détecter ses symptômes chez votre animal, il est alors important de vous dirigez rapidement chez votre vétérinaire pour passer des examens d'imagerie médicale. Parfois du repos et des anti-inflammatoire peuvent suffire a résorber la hernie si l'anneau n'est pas déchiré et le noyau n'est pas sorti, mais l'issue est souvent l'opération.

En tant qu'ostéopathe, on viendra travailler en post opératoire ou chez les animaux qui ne se sont pas fait opérer pour soulager toutes les zones de compensation, réharmoniser le corps, lever les tensions. 

L'hydrothérapie et ses bienfaits

L’hydrothérapie animale est une technique de rééducation pour animaux qui consiste à utiliser l’eau à des fins thérapeutiques. Très utilisée en rééducation fonctionnelle pour chevaux, chiens et chats, les outils peuvent être les suivants :

  • La piscine

  • Le tapis roulant aquatique

  • Le SPA

  • Les bains

  • L’utilisation de la glace

Les nombreuses propriétés de l’eau vont venir aider l’animal dans son processus de traitement. 

 

  • Son effet porteur

Une partie du poids de l’animal est porté par l’eau, ce qui facilite ses mouvements pendant la rééducation et soulage les articulations en les délestant.

C'est très intéressant dans le cas d'animaux obèses par exemple, ou dans le cas d'arthrose.

  • La température de l'eau

La possibilité de pouvoir jouer sur la température de l'eau est un atout majeur. En utilisant une eau chaude on va venir décontracter les zones musculaires, apporter un effet antalgique et une décontraction générale. 

Avec une eau froide, on va plutôt jouer sur les oedèmes, la circulation et donc l'inflammation.

  • La résistance au mouvement

Dans l'eau, il y a un effet de résistance plus marqué qui va permettre un renforcement musculaire surtout des muscles profonds, tout en travaillant le côté cardio-vasculaire.

  • La pression hydrostatique

Le corps de l'animal dans l'eau va subir une pression qui sera plus ou moins forte en fonction de la profondeur de l’eau. Cela aura pour effet de diminuer les tuméfactions des tissus et les gonflements articulaires.

En fonction de la pathologie de l'animal, il faudra jouer sur ces différentes propriétés pour apporter les meilleurs soins possible.
Les soins hydrothérapeutiques sont complémentaires aux soins ostéopathiques et vétérinaires dans certaines pathologies. Il est très intéressant de pouvoir travailler ensemble pour apporter le meilleur traitement à vos animaux.

Une muserole trop serrée, quelles répercussions sur le corps du cheval?

Voici une vidéo très intéressante qui fait réfléchir sur l'utilisation de la muserole qu'on retrouve souvent beaucoup trop serrée dans le but de résoudre certains problèmes, et qui au contraire ne vont faire que les masquer et en plus en créer d'autres. 

La tendinite

Article très intéressant concernant la tendinite, que l'on rencontre régulièrement, et le rôle de l'ostéopathie tout au long de sa guérison.

Suivi ostéopathique de l'animal souffrant d'arthrose

L'arthrose est caractérisée par une dégradation du cartilage articulaire, entrainant généralement des douleurs lors des mouvements, une inflammation, ainsi qu'une perte de mobilité. 

Elle peut avoir plusieurs origines:

 - la plus courante est le vieillissement, les cartilages articulaires s'usent en vieillissant, perdent du volume, et ne protègent plus aussi bien les articulations. 

 - les suites d'un traumatisme (entorse, fracture, etc)

 - un entrainement sportif trop intense, ce qui fragilise et use le cartilage plus précocement. 

 - un surpoids. 

 - etc.

Malheureusement, l'arthrose ne peut pas se soigner, mais l'ostéopathie peut soulager l'animal arthrosique. 

Pour se faire, il va mobiliser les articulations et les structures alentours afin de redonner de la mobilité, de détendre toutes les structures autours qui étaient en dysfonction. Il va rééquilibrer l'animal, évitant ainsi une surcharge sur certaines articulations qui pourraient à force se fragiliser, mais également de libérer l'articulation souffrant déjà d'arthrose. Et ceci va permettre une meilleure circulation des liquides articulaires et périarticulaires, fluidifiant ainsi mieux l'articulation, et lui apportant les nutriments essentiels et évacuant les déchets. 

De plus, une rééducation personnalisée, avec des exercices et une hygiène de vie adapté seront bénéfiques pour l'animal.

 

Plus l'animal sera pris en charge au début de la maladie, meilleurs seront les résultats.

 

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Le surpoids chez nos animaux

Dessins de Jasmine Thomas, publication originale de Kelly Colflesh.

#kellycolflesh @jasminethomas

Un petit rappel important quand au poids de nos compagnons poilus, il en va de même pour les chats, et les chevaux également.

Le surpoids augmente les risques de maladies cardiovasculaires, fragilise les articulations, entraine un essoufflement de l'animal à la moindre activité physique, ce qui l'empêche d'être actif, et donc le manque d'activité entraine une prise de poids, vous voyez le cercle vicieux..

Alors surveillez vraiment leur poids, un des indicateurs le plus simple est la palpation des côtes, vous ne devez pas les voir, mais vous devez les sentir facilement sous vos mains lorsque vous caresser votre animal. Autre signe visible, l'abdomen de votre chien ne doit pas être au même niveau que sa cage thoracique de profil, il doit être plus remonté.

Pour éviter toute prise de poids:

  • Respecter les quantités indiquées sur le sac de croquette ou les granulés de votre animal, et ensuite évaluer au bout d'un mois: si votre animal a pris du poids diminuer la ration, si il en a perdu, augmenter la au contraire. Certains animaux ont un métabolisme qui fait qu'ils utilisent plus d'énergie et donc on besoin de plus manger que d'autres.

 

  • Si vous donner beaucoup de friandises dans la journée que ce soit pour l'éducation, au cours des balades ou autres, diminuer un peu la quantité journalière d'aliments prévue.

 

  • Si votre chien est arrêté parce qu'il s'est blessé, ou suite à une opération, idem, anticiper en diminuant un peu la quantité journalière d'aliment. 

 

  •  La castration ou stérilisation peut également être un facteur de prise de poids, dans ce cas anticiper en diminuant les rations ou en passant sur une alimentation pour animaux stérilisés

Mais attention, sur votre animal a tendance a grossir sans raison, il est important de consulter un professionnel de santé pour écarter toute cause pathologique qui pourrait entrainer une prise de poids. 

Chaque animal est différent, pour toute question, n'hésitez pas à demander plus de renseignements.

 

L'instinct de chasse des chiens

Mon chien a tué un autre animal...

Il y a des choses que je trouve étranges dans la façon dont l’humain considère les animaux. Il est en admiration devant la force d’une lionne qui attrape une gazelle, ou devant l’ingéniosité d’un groupe de loups qui chasse un caribou. Il s’amuse de l’obstination de son chat à lui ramener des souris ou des oiseaux. Il trouve bien pratique que la coccinelle dévore les pucerons, que l’araignée se repaisse de moustiques (ce qui n’empêche pas cette dernière de finir écrasée sous un chausson, manque évident de respect de la part de l’humain pour les formes de vie qui l’entourent).

Mais le chien... le chien, lui, qui appartient à la famille des canidés, dont tous les membres sont des chasseurs, et qui possède une mâchoire à faire pâlir celle du requin des « Dents de la Mer », le chien, lui, n’a pas droit à tout cela. Le chien doit être discipliné, docile et obéissant. Le chien n’a pas le droit d’exprimer son instinct de chasseur, cet atavisme qui rend pourtant de fiers services à l’homme depuis des millénaires, et qui a très certainement été l’une des causes de sa domestication. Combien de messages de propriétaires désespérés ai-je reçus, parce que leur chien avait tué la poule du voisin, ou un chat du quartier (et je ne remets pas du tout en cause le fait que ce soit horrible pour l’animal victime et pour ses propriétaires), et qu’ils envisageaient l’abandon de leur animal, ou pire, son euthanasie ? Comme si, leur chien ayant « goûté au sang », il allait maintenant préférer le bras dodu du petit neveu à sa gamelle de croquettes...

Alors voilà, laissez-moi vous dire une chose, qui ne vous plaira peut-être pas, mais qu’il est nécessaire de comprendre afin de mieux appréhender et gérer le comportement canin : les chiens sont des tueurs. Les chiens, les chats, les furets, les renards, les serpents, les rapaces (exception faite des charognards), tous sont des tueurs. Parce que ce sont des carnivores, même si les industriels ont tenté et tentent toujours de faire passer les chiens pour des omnivores, et que tuer fait partie du processus permettant de se nourrir. Et même bien nourri, le carnivore chasseur conserve en lui des patrons-moteurs de traque, de capture et de mise à mort puissants. N’importe quel chien, même si certaines races et certains individus sont bien plus chasseurs que d’autres, est capable de tuer. Même un petit Yorkshire de deux kilos (je connais mon sujet...) ! Cela n’en fait pas un monstre pour autant, juste un animal qui obéit à sa génétique.

Il faut savoir que le chien n’a pas les mêmes considérations éthiques que l’humain. À ses yeux, chasser un lapin de garenne ou un chat, c’est exactement la même chose. Ça détale au dernier moment, ça excite l’instinct de poursuite, et c’est très amusant à essayer d’attraper. Dans l’excitation, la mise à mort est possible, et la probabilité est démultipliée s’il y a plus d’un chien impliqué. Pour des yeux humains, c’est abominable, parce que le chat est placé sur un piédestal en comparaison avec d’autres espèces animales susceptibles d’être chassées par le chien, comme le lapin ou le ragondin. Mais aux yeux du chien, l’acte est le même, et n’est pas plus répréhensible parce que la victime est une espèce domestique.

Je ne minimise pas la douleur éprouvée par les propriétaires d’animaux victimes des crocs d’un chien. Si j’étais propriétaire de chat et que mon petit félin se faisait déchiqueter par un chien, je ne m’en remettrais pas. J’en voudrais à coup sûr au propriétaire de ne pas avoir géré correctement son chien en extérieur. Je serais profondément marquée par la scène. Mais je n’en voudrais pas au chien. Un animal est un animal, pas un humain avec des notions de bien et de mal par ailleurs assez arbitraires.

Si votre chien a tendance à chasser tout ce qui bouge, soyez vigilant. Promenez-le en longe, ou apprenez-lui le port de la muselière s’il est un danger pour les chats du quartier, ou s’il est incapable de se promener sans déranger la faune sauvage déjà suffisamment fragilisée (concernant les chats, si vous en avez, je ne peux que vous encourager à les stériliser et à éviter ainsi qu’ils déciment la faune sauvage eux aussi. Nos animaux de compagnie sont un fléau pour la biodiversité, à nous d’essayer de cohabiter en bonne intelligence). Il est essentiel que nous soyons tous responsables de nos animaux domestiques.

Prendre conscience que votre chien peut tuer n’a pas pour objectif de vous faire stresser à chaque promenade, ni au contraire de vous déculpabiliser et de laisser votre compagnon faire n’importe quoi sous prétexte que « c’est normal ». Mon but est surtout de vous faire comprendre que si votre animal a tué, il n’est pas pour autant un « mauvais chien » qui mérite d’être pendu haut et court. Le fait d’en prendre conscience permet au contraire d’être plus vigilant, plus responsable, et de cesser de laisser son chien divaguer à 300m (ce qui est légalement interdit, de tout façon) en gardant le nez collé à son téléphone pendant la promenade.

Votre chien est un chasseur. Gardez toujours cela en tête, et rappelez-vous aussi que, s’il fait quelque chose qui vous choque, celui qui reste de loin le plus redoutable des prédateurs, c’est Homo sapiens, et pas Canis familiaris.

Article rédigé par Elsa Weiss / Cynopolis

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